Gynécologie Obstétrique

Chirurgie gynécologique et obstétrique

Gynécologie Obstétrique

Cabinet Docteur

Jean Louis Criscuolo

Chirurgien Gynécologue:

¤ Chirurgie Gynécologique
¤ Chirurgie réparatrice
¤ Chirurgie du Cancer


Obstétricien:

¤ Suivi de Grossesse
¤ Echographie Morphologique
¤ Amniocentèse

250 Avenue Frédéric Joliot Curie

40280 Saint Pierre du Mont
Près de Mont de Marsan

Landes

Aquitaine


Tél. Dr Criscuolo 05 58 06 67 10

Mail contact@docteur-criscuolo.fr


Site Web
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Santé-Médecine

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LA DESCENTE D'ORGANE OU PROLAPSUS

  CHIRURGIE DES PROLAPSUS


A / Définition:

La descente d’organe ou, en langage médical, un prolapsus désigne le changement de position d’un ou plusieurs des organes suivants : vessie, utérus ou rectum, qui descendent vers le vagin, parce qu’ils ne sont plus bien soutenus par les ligaments et les muscles.

On distingue différents stades de prolapsus.


-Premier degré : Quand l’organe descend juste un peu dans le vagin.

-Second degré : Quand il arrive au niveau de la vulve et de l’entrée du vagin.

-Troisième degré : S’il descend encore et sort du vagin, en le retournant un peu comme un doigt de gant.


Chacun des trois organes peut se trouver a un stade diffèrent, ou ne pas être descendu du tout. Cette progression vers l’extérieur se fait en général très progressivement.

Habituellement, ce problème survient après la ménopause. Souvent, les ligaments et les muscles qui maintiennent ces organes ont été fragilisés, des années auparavant (par exemple suite a un ou plusieurs accouchements). A la ménopause, ils cessent de subir l’influence des hormones sexuelles. Ils deviennent moins solides et moins élastiques et ont tendance a s’allonger.

on peut avoir ainsi des descentes de vessie isolée ou d'utérus isolé ou de rectum comme il peut apparaitre une descente globale de tous les organes jusqu'à une extériorisation totale.

 




ANATOMIE DU PETIT BASSIN DE PROFIL SANS DESCENTE D'ORGANE


anatomie normale sans prolapsus



DESCENTE DE VESSIE OU DE RECTUM


RECTOCOELE ET CYSTOCOELE



Prolapsus de deuxieme degrés


Prolapsus de deuxieme degrés

Ci joint un Prolapsus ou descente d'organe du deuxième degrés. 




Prolapsus de troisieme degrés


Prolapsus de troisieme degrés

Ci joint un Prolapsus ou descente d'organe du troisième degrés. 

Extériorisation totale de l'utérus de la vessie et du rectum.



1/ Cure de prolapsus par voie vaginale ( par voie basse) sans prothese

1/ Cure de prolapsus par voie vaginale ( par voie basse) sans prothese 


L’intervention se déroule par les voies naturelles et ne comporte pas d’incision abdominale.

Le plus souvent, l’utérus est enlevé.

On amarre l’utérus, ou le fond du vagin (si l’utérus est enlevé) à des ligaments du petit bassin.

Si la vessie et/ou le rectum descendent, il faut les soutenir :

on utilise les ligaments et muscles naturellement présents, sans apport de prothèse synthétique.  




1/ Cure de prolapsus par voie vaginale ( par voie basse) avec prothése


Prothese Elevate anterieur pour descente de vessie

1/ Cure de prolapsus par voie vaginale ( par voie basse) avec prothese 

on peut être amenés à mettre en place des bandelettes ou prothèses synthétiques, encore appelées “ plaques ”, lorsque les risques de récidives sont importants. Les prothèses sont ensuite progressivement colonisées par des fibres fabriquées par votre organisme après l’opération : c’est la cicatrisation.

 C’est cette cicatrice qui fait la solidité de l’ensemble et empêche l’organe de redescendre.




Mise en place de la prothese Elevate pour soutenir la vessie

Ci joint on voit l'emplacement de la plaque elevate fixe au ligament pour soutenir la vessie.



2/ Cure de prolapsus par CŒLIOSCOPIE : Promonto-fixation

L’intervention se déroule sous anesthésie générale.

Généralement 4 trocarts sont introduits au niveau de l'abdomen, 3 de 5 mm et 1 de 10 mm dans le nombril.

La dissection se fait progressivement, toujours sous contrôle de la vue (caméra)

Le chirurgien aborde l'espace postérieur entre l'utérus le vagin et le rectum, une première prothèse est fixée sur le périnée.

La dissection se poursuit en avant de l'utérus entre vessie et vagin. La seconde prothèse sera alors positionnée.

Tous les espaces de dissection sont alors refermés et les deux prothèses seront amarrées au Promontoire après une mise en tension "sur mesure"

L'intervention dure environ 2h00, une sonde urinaire reste en place 24h, la sortie de la clinique a lieu le plus souvent à J2. L'ablation de l'utérus n'est pas toujours nécessaire elle est plutôt préconisé pour les femmes très jeune désireuse de grossesse.






C/ Quelles sont les conséquences de la cure de prolapsus?

1- Si l’intervention comporte une hystérectomie :

 Si vous n’êtes pas ménopausée avant l’intervention :

Les principales manifestations sont l’absence de règles et l’absence de possibilité de grossesse, ce qui ne signifie pas que vous serez ménopausée.

Si les ovaires sont laissés en place :
Leur fonction persiste jusqu’à votre ménopause naturelle.Il n’y a le plus souvent ni bouffées de chaleur ni autre manifestation de la ménopause après l’intervention.

 Si les ovaires sont enlevés :
L’intervention entraîne la ménopause et vous pourrez avoir ensuite des manifestations telles que des bouffées de chaleur. Vous pourrez, dans ce cas, discuter avec votre médecin de la possibilité d’un traitement hormonal substitutif.


Si vous êtes ménopausée avant l’intervention :
Il n’y aura pas de modification particulière.


2- Si l’intervention ne comporte pas d’hystérectomie :

Il n’y aura pas de modification particulière, que vous soyez ménopausée ou non avant l’intervention.


Dans tous les cas :


La cure de prolapsus ne modifie pas la possibilité d’avoir des rapports sexuels.

Il est recommandé d’attendre un mois : pour reprendre une activité sexuelle et pour prendre des bains.


Si l’intervention est réalisée par les voies naturelles, il y a des cicatrices au niveau du vagin.

La reprise des rapports peut entrainer quelques désagréments.

Toutefois, le médecin pourra vous prescrire un traitement afin de les faciliter.


Il n’y a aucune raison pour que vous présentiez des manifestations, telles qu’une prise de poids ou une dépression, quelquefois imputées à l’hystérectomie.

La pièce opératoire (l’utérus +/- les ovaires) est toujours analysée et le résultat de cette analyse vous sera communiqué par votre chirurgien.


 

 

 



D/ Les risques et complications de l'intervention.

Pendant l’intervention :

L’ouverture de l’abdomen :

Alors que l’intervention était prévue au départ par voie basse ou par voie coelioscopique, l’ouverture de l’abdomen peut parfois s’avérer nécessaire (laparo-conversion) selon les constatations faites au cours de l’intervention ou lors de la survenue de complications per-opératoires.


L’hémorragie : Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine.


Les lésions des organes de voisinage de l’utérus :

Elles peuvent se produire de manière exceptionnelle : blessure intestinale, des voies urinaires ou des vaisseaux sanguins, nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.


En post-opératoire :


L’infection urinaire : Elle est généralement sans gravité ; elle est traitée par des antibiotiques.


La phlébite des membres inférieurs et l’embolie pulmonaire :

Leur prévention repose sur le lever précoce, le port de bas de contention et l’injection quotidienne d’anticoagulants.


L’occlusion intestinale :Elle peut nécessiter un traitement médical par une sonde gastrique (aspiration), voire une ré-intervention chirurgicale.


L’incontinence urinaire :

Avant l’intervention, l’incontinence urinaire peut être masquée par le prolapsus et ne se révéler qu’après l’opération.

L’incontinence peut nécessiter un traitement chirurgical réalisé soit dans le même temps opératoire que la cure de prolapsus, soit à distance.


Le défaut de cicatrisation en regard d’une prothèse mise en place  par voie vaginale lors du traitement du prolapsus par voie basse :

On s’en rend compte quelques semaines après l’intervention. Elle correspond à un défaut de cicatrisation du vagin, en général localisée en regard de la plaque (importance de l’arrêt du tabac pendant la cicatrisation).

Si c’est le cas, il faut réaliser une petite intervention dans le cadre d’une hospitalisation de jour afin d’enlever la partie visible de la plaque.


La rétraction de la prothèse : Responsable de douleurs pelviennes ou lors des rapports sexuels. Si la rétraction est trop importante, une section partielle ou totale de celle-ci peut être nécessaire.
La cicatrisation se fait ensuite sans problème et, en général, sans conséquence fonctionnelle.

Comme toute intervention chirurgicale, cette intervention peut comporter très exceptionnellement un risque vital ou des séquelles graves.


L'hématome ou l'abcès de la paroi: Il nécessite le plus souvent des soins locaux, mais une évacuation chirurgicale est rarement nécessaire.


 

 

A distance de l’opération :


Il existe une possibilité d’amélioration incomplète, voire d’échec, du traitement du prolapsus.

Il peut parfois survenir une récidive de prolapsus plusieurs mois ou années après une intervention réussie.



Avant toute intervention chirurgicale n'oubliez pas de lire la page sur les conseils pré et post opératoire ici.





Télécharger les fichiers :
PREPARATION PRE OPERATOIRE.pdf
INFORMATION PROLAPSUS.pdf
INFORMATION INCONTINENCE.pdf
INFORMATION PROLAPSUS DR CRISCUOLO.pdf




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